C’est l’affaire au goût du jour depuis plusieurs semaines déjà : la guerre déclarée entre François Fillon et son ancienne garde des sceaux Rachida Dati pour la même circonscription législative dans le 7e continue à atteindre des sommets. Et la cause cette semaine ? Une lettre de la députée européenne, publique bien évidemment, et qui s’en prend violemment au Premier Ministre, au point où la démission de cette dernière de l’UMP a très sérieusement été évoquée par plusieurs membres du parti présidentiel, dont le ministre de l’enseignement supérieur sur LCI mardi matin.
Cette lettre, publiée dans Le Monde, dénonçait la « faute triste » du premier ministre, qui, en se présentant à Paris irait à l’encontre de tout ce qu’a pu accomplir l’actuel chef de l’état pour la diversité et le renouvellement en politique. Des propos qui n’ont donc pas plu à certains de ses collègues qui veulent donc son départ du parti présidentiel.
Cependant, la même hypothèse a été écartée par le président du parti, Jean-François Copé, et son ennemi François Fillon. Ainsi le premier a refusé d’en arriver là »malgré ses propos excessifs ». Pour l’instant le litige n’est toujours pas tranché, mais certains membres de l’UMP comme Brice Hortefeux ou Nadine Morano, n’hésitent pas à affirmer que ce sera bel et bien le Premier Ministre qui sera investi à Paris, et non pas son ancienne ministre.
D’autres personnalités de la droite n’ont pas hésité à jeter de l’huile sur le feu, notamment Bernard Debré, député de Paris, qui a écrit à son tour une lettre à la députée européenne, sur un ton particulièrement violent, pour la traiter de « petite fille gâtée » et lui demander de démissionner de tous ses mandats actuels qui lui ont été délivrés par son parti, sur un plateau d’argent selon le député qui se montre très virulent dans cette lettre ouverte, postée sur son blog.
Ailleurs à l’UMP on refuse de trop parler de cette histoire, qui dure depuis des mois déjà et fait du mal dans l’opinion au parti majoritaire. Mais certains n’hésitent pas à dire que Nicolas Sarkozy, en refusant de trancher net, veut mettre en difficulté son Premier Ministre à qui il reproche de trop penser à l’après 2012. Pour le moment en tout cas, la question est très loin d’être résolue.
