Alors que ce week-end la leader frontiste étaient en meeting électoral en Lorraine, cette rencontre avec des militants et sympathisants fut l’occasion pour elle de dégainer une nouvelle munition à tout son arsenal : l’appel aux oubliés et indignés dont elle revendique être la candidate. Problème, c’était déjà un rôle sur lequel Jean-Luc Mélenchon avait posé une option.
Encore une fois les deux candidats à la présidentielle se retrouvent sur un point, eux qu’on a pu à de nombreuses occasions comparer ou assimiler, par exemple sur une notion de populisme où ils se retrouveraient tous les deux selon certains journalistes et observateurs de la vie politique. Le vrai problème cependant, c’est que ces deux politiciens veulent s’accaparer le même électorat : la classe ouvrière.
C’est probablement l’un des grands enjeux de cette élection présidentielle. Alors que cette frange de la population avait pour habitude, jusqu’à récemment, de voter à gauche, l’on sait que depuis 2002 ils ont viré de bord et sont partis voir du côté de l’extrême-droite. Hors, le but du patron du Front de Gauche, à travers cette campagne présidentielle, est bel et bien de ramener la classe populaire vers la gauche.
L’ancien sénateur accuse donc Marine Le Pen de « piller le vocabulaire du Front de Gauche alors que la vie des travailleurs ne la concerne pas ». Sur son blog, il écrit également « Madame Le Pen est en panne de public, en dépit de la gonflette que lui assurent médias complaisants et les horrifiés de service ».
Pour le moment dans cette bataille de l’électorat populaire c’est le dirigeante d’extrême-droite qui a l’avantage et qui marque davantage de points dans les intentions de vote. On sait qu’en 2007, l’électorat populaire avait notamment été élément important dans la victoire de Nicolas Sarkozy. En partant en campagne très tôt, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen veulent donc essayer d’attirer cet électorat pour gonfler leurs scores respectifs.
