Marine Le Pen chahutée à Dauphine

Ce fut le buzz de la fin de journée d’hier : alors que la candidate du Front National était invitée par une association étudiante à venir exposer son programme économique...

Ce fut le buzz de la fin de journée d’hier : alors que la candidate du Front National était invitée par une association étudiante à venir exposer son programme économique pour en débattre, des militants de gauche sont venus manifester devant l’université, allant jusqu’à en empêcher la leader frontiste de venir discuter au sein de l’université. Une première pour la fille de Jean-Marie Le Pen.

La réaction du côté FN fut immédiate : convocation d’une conférence de presse dans l’urgence dans ses locaux parisiens, et dénonciation virulente de l’intervention de ces « milices de gauche », qui empêchent la démocratie de s’exprimer. Mais Marine Le Pen va également plus loin en demandant la dissolution des organisations responsables de ces manifestations.

Egalement sur le site du Front national, on retrouve trois communiqués de presse différents, émanant de trois responsables, pour vilipender cette « censure » de la part des jeunes. Michel Thorris dénonce ainsi « l’ignoble censure de Marine Le Pen par une bande de bobos en manque de médiatisation, tandis que le compagnon de Marine Le Pen, Louis Alliot, déclare que l’UEJF est « contre la république ».

Quant aux manifestants, eux expliquent cette action par leur refus de voir le FN tenir meeting au sein des universités, arguant notamment de l’intolérance et la xénophobie du parti. Comme le relèvent Abel Mestre et Caroline Monnot, journalistes au Monde, ce genre d’action montre bien que la banalisation du Front National au sein des universités françaises est encore très loin d’être acquise.

EliDy