L’actualité de campagne de Marine Le Pen

Ce week-end présente à Chablis pour défendre les agriculteurs, Marine Le Pen est en pleine campagne présidentielle, pour tenter de retrouver un peu de vigueur après quelques trous d’air, qu’elle...

Ce week-end présente à Chablis pour défendre les agriculteurs, Marine Le Pen est en pleine campagne présidentielle, pour tenter de retrouver un peu de vigueur après quelques trous d’air, qu’elle dément bien entendu.

Invitée hier de l’émission hebdomadaire « l’invité de Radio France Politique », la candidate frontiste y a eu l’occasion d’égrener ses discours habituels sur l’euro, la préférence nationale et la défense des « petites gens » contre les élites qui nous dirigent. On commence par une dénonciation en règle de la zone euro non adaptée à l’économie française. Une nouveauté à noter cependant, c’est le fait qu’elle propose, si elle est élue, de garder l’euro comme monnaie commune, à côté du rétablissement du franc. Une proposition dont les modalités restent encore à expliquer.

Egalement dans le viseur de Marine Le Pen, la mort de la petite Agnès la semaine dernière qui lui a permis de relancer son idée de rétablir la peine de mort, après avoir consulté les français par référendum où ils auraient le choix entre peine de mort ou réclusion à perpétuité. Cette affaire aura été pour elle du pain béni, en lui donnant l’occasion de fustiger à nouveau la politique pénale et judiciaire de Nicolas Sarkozy qui « n’a pas rompu avec l’esprit de mai 68″ et qui ne place pas les victimes au coeur de la procédure judiciaire.

Marine Le Pen a incontestablement été très présente dans les médias cette semaine : invitée de 3 grands rendez-vous radiophoniques, elle s’est fait également remarquée au salon des maires, où son intervention pour réclamer l’anonymat des parrainages a été amplement couvert par les médias. Dans cette optique elle a également écrit une lettre au Premier Ministre pour lui réclamer la même chose.

Mais la candidate fait également campagne, chez les forains ou les agriculteurs, deux électorats généralement conquis d’avance, où elle a pu faire preuve de son patriotisme et son amour du terroir, de « ce qui fait la France ». Au passage elle repointe du doigt le lien entre « immigration et insécurité » et en profite pour rechanter son couplet sur la fin de l’immigration présente dans son programme.

Sur le volet économique et social, elle clame que « la France a déjà perdu son triple A », que la « zone euro n’est pas viable », veut la suppression de la niche Copé mais refuse que l’on ajoute une journée de carence aux employés du privé qui signifierait « la suite de l’agonie sociale ». Elle reconnait que les 35heures ont été « une grave erreur » mais ne veut pas les supprimer dans la mesure où ça serait très compliqué. Elle dénonce aussi les conditions de travail qui expliquent le nombre de congés maladie selon elle.

La semaine dernière aura également été l’occasion de lancer de nouvelles affiches de campagne : au nombre de quatre, elles ont toutes pour thème commun de s’attaquer à un point en particulier du bilan de Nicolas Sarkozy. Exemple : 5 millions de chômeurs, 8 millions de pauvres, Sarkozy a-t-il été élu pour ça ? Cette dernière question est sur toutes les affiches, et on voit bien que le président de la république est la première cible du Front national.

EliDy