On savait que les relations entre le candidat socialiste et ses partenaires de gauche étaient houleuses. En ce début de semaine, elles semblent s’envenimer encore un peu plus.
Invité ce matin de Jean-Jacques Bourdin, François Hollande a tenu à clarifier ses positions sur l’accord signé entre les deux partis, notamment sur la question du droit de veto à l’ONU qui a fait polémique tout le week-end en affirmant qu’il n’était pas pour et n’agirait jamais dans ce sens. Une position qui n’a pas plu à certains membres d’Europe Ecologie, dont le sénateur Jean-Vincent Placé qui a demandé au député de Corrèze de jouer plus « collectif » car le candidat « semble être tombé dans les travers de la cinquième république ».
Mais le candidat est également critiqué sur sa gauche, par le Front de Gauche, furieux d’entendre qu’un poste pourrait être réservé à François Bayrou au Gouvernement si la gauche venait à gagner l’élection présidentielle. Alors que Jean-Luc Mélenchon avait déjà demandé un éclaircissement sur ce sujet, son parti n’hésite pas à dire qu’avec de telles déclarations, « François Hollande tire une balle dans le pied de la gauche ».
