Samedi dernier, en déplacement à la Réunion, la candidate des verts a réaffirmé de nouveau sa volonté d’aller jusqu’au bout de sa candidature, une question que se posent beaucoup de militants et observateurs de la vie politique après le clash de mercredi dernier entre elle et les socialistes.
Déclarant »les écologistes ne sont pas socialistes et les socialistes ne sont pas écologistes. Nous avons chacun notre originalité. Et moi, je porte haut les idées écologistes qui ne sont pas nées d’hier », l’ancienne juge coupe donc court à ses détracteurs qui doutent publiquement de la pertinence de sa candidature. Il faut dire que les médias n’ont pas été tendres avec elle jeudi et vendredi dernier, faisant grand état de ses difficultés de campagne, du problème intrinsèque des verts à se lancer dans une campagne présidentielle. A tel point que le quotidien le Figaro qualifiait la candidate « d’erreur de casting », ce à quoi Eva Joly répliqua dès le lendemain lors d’un déplacement en Bourgogne : »le Figaro, journal officiel de l’UMP. Une erreur dans la liberté de la presse ».
Cependant la presse fait état ce matin de nouvelles difficultés pour la candidate d’Europe Ecologie. En effet, selon Mediapart, le parti vert tenterait de trouver une assurance pour sa candidate, au cas où elle ferait moins de 5% à la présidentielle, ce qui signifierait de grosses difficultés financières pour le petit parti. Ainsi, selon le site d’information, un professionnel a carrément été embauché pour trouver une compagnie, à priori étrangère. Une initiative qu’on avait rarement vue jusqu’à présent, mais qui est obligatoire pour le parti car si le cap des 5% n’était pas dépassé, les verts perdraient plus d’1 million d’euros. Une véritable catastrophe pour eux.
